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Ergodistrib

Les expositions dans la grande distribution

Exemple d'action nationale menée par le réseau des SSTI, le Cisme et une branche professionnelle.

En 2004, la Commission sociale de la branche professionnelle Grande distribution, regroupant les employeurs et les salariés, a missionné le Cisme pour réaliser une étude sur les postes de travail des salariés du secteur. Cette étude, baptisée Ergodistrib, a été lancée à la suite d’un constat établi par un Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles : la surreprésentation du secteur de la grande distribution pour les maladies de dos des salariés.

S’appuyant sur un questionnaire établi avec le concours des partenaires sociaux, l’étude concerne les employés libre-service et les vendeurs de stand travaillant dans des hypermarchés, supermarchés, supérettes, magasins discount et magasins alimentaires spécialisés.

La présentation des résultats d’Ergodistrib a eu lieu fin 2006, dans le cadre d’une manifestation organisée par la FCD, en présence des partenaires sociaux de la branche, de professionnels de la Santé au travail et de M. LARCHER, alors Ministre délégué à l’Emploi, au Travail et à l’Insertion professionnelle des jeunes.

Cette étude, inédite par son ampleur, a été conduite auprès de 5.000 professionnels de la branche à la fin de l’année 2005 et au tout début de l’année 2006. Elle a mobilisé plus de 350 médecins du travail et Intervenants en Prévention des Risques Professionnels (IPRP) répartis sur l’ensemble du territoire national (84 départements) sur les TMS – troubles musculo-squelettiques – et les problèmes rachidiens (mal de dos) dans les rayons de la distribution alimentaire.

Quel que soit le type de magasin, les contraintes physiques sont mises en avant : 85 % des salariés déclarent leur travail physiquement fatigant et les salariés des maxi discomptes sont les premiers à s’en plaindre.

Il en découle de fréquents problèmes de santé puisque 50 à 70 % des troubles gênent réellement les salariés dans leur vie quotidienne.

Par ailleurs, l’enquête met en lumière que, lorsque les professionnels sont formés à leur tâche et bénéficient d’outils efficaces pour les aider, ils souffrent moins de mal de dos.

Les résultats de l’enquête ont permis aux représentants de cette branche professionnelle de disposer d’une meilleure connaissance des enjeux de Santé au travail. Employeurs et salariés disposent désormais d’éléments précis, fournis par des experts indépendants, pour envisager des actions concrètes d’amélioration des conditions de travail.

 
Cette étude illustre parfaitement ce que doit être l’action
des Services interentreprises de Santé au travail.

Même si les examens médicaux, aujourd’hui moins fréquents, représentent encore une part importante de leur activité, les médecins du travail agissent désormais « au plus près du terrain », au sein d’équipes pluridisciplinaires de santé au travail, qui comprennent infirmiers, ergonomes, toxicologues, psychologues, techniciens, dans le cadre d’une approche collective des problèmes de santé. 

L’objectif premier du médecin du travail est la défense de la santé de l’individu et leur épanouissement dans leur milieu professionnel. Objectif qui n’est pas forcément prioritaire dans l’entreprise.

En effet, les entreprises parlent un langage de compétitivité, de rentabilité, développement d’une stratégie d’adaptation et de souplesse, et ce, avec des employés à forte capacité d’innovation et d’adaptabilité. On pourrait alors penser que le médecin se trouve au cœur d’un conflit entre exigences santé, exigences économiques et de production. Pourtant, l’amélioration des conditions de travail et la préservation de la santé des salariés vont de pair avec la prospérité ou la productivité de l’entreprise. Le secteur de la distribution à prédominance alimentaire est, à ce jour, un secteur très concurrentiel doté d’entreprises de même nature, aux techniques d’exploitation proches et maîtrisées par tous. 

Les entreprises doivent donc être dynamiques pour conserver leur part de marché ; aussi, la différence viendra-t-elle de leur approche du facteur humain. Préserver son capital humain, prendre en compte les salariés en tant qu’individus, les reconnaître et prendre en considération leur santé, c’est aussi augmenter son potentiel de développement et sa pérennité économique. Comme je m’en suis faite l’écho ce matin, 22 millions d’euros dépensés en 2004 au titre des maladies professionnelles. Ce qui représente aussi, environ un millier de carrières brisées, un millier d’hommes amputés de leur capital santé ; cela pourrait être 22 millions d’euros investis dans la prévention et 1100 salariés performants pour les entreprises.

 
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