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29/11/2007
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N-DIMETHYLACETAMIDE (DMAC) |
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N°
d’identification N°
CAS : 127-19-5 N°
ID (INDEX) : 616-011-00-4 N°
CE (EINECS) : 204-826-4 |
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Le décret 2007-1539 du 26 octobre 2007 fixe la valeur limite d’exposition
professionnelle contraignante de cet amide CMR, reprotoxique de catégorie 2.
Sous quelle forme et où le trouve-t-on ? l
Diméthylamide de l’acide acétique.
Formule générale des amides aliphatiques
R-CO-NH2, proche du diméthylformamide (DMF). l Liquide huileux incolore, à odeur
ammoniacale.
l Peu volatil à température ambiante.
Soluble dans l’eau. Point d’ébullition 165°C. Peut exploser en présence de
composés halogénés. Point éclair 70°C, température à laquelle le mélange avec
l’air peut aussi exploser.
La décomposition thermique produit en
particulier des vapeurs nitreuses. l Solvant largement utilisé dans l’industrie
des polymères, notamment des résines polyuréthannes et des fibres acryliques.
l Solvant de la cellulose (mélangé avec du
bromure ou du chlorure de lithium) pour la réalisation d’emballages
écologiques sans produits pétroliers.
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Quels sont les
risques pour la santé et la sécurité ? La toxicité est proche de celle du diméthylformamide (DMF), mais
moindre. l A court terme : irritation des yeux,
de la peau et des muqueuses, nausées, troubles neuropsychiques. l A long terme, lors d’expositions répétées
ou prolongées : -
Atteinte
du film lipidique de la peau, du
système nerveux central et du foie (hépatite toxique). -
Noter que la
consommation d’alcool ralentit la métabolisation du DMAC en provoquant une
intoxication annexe par accumulation d’acétaldéhyde (effet antabuse). -
Reprotoxicité
: le DMAC est tératogène et fœtotoxique expérimental classé reprotoxique
catégorie 2 par l’Union Européenne. -
Cancérogénicité :
non encore évaluée par le CIRC. L’ACGIH indique que le DMAC ne peut être
classé comme cancérogène humain. -
Mutagénicité :
résultats positifs pour quelques études. |
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Voies d’introduction dans l’organisme
en milieu professionnel l Attention ! passage transcutané
important et rapide même
à de faibles concentrations dans l’air. Contact aéroporté possible. l Pénétration pulmonaire possible mais
faible étant donnée la faible volatilité du produit dans les conditions
normales. Métabolisme Principal métabolite formé dans le
foie : le N-méthylacétamide, lentement éliminé dans les urines en cas
d’absorption respiratoire (demi-vie de 16 heures) avec un pic en fin
d’exposition. En cas d’exposition uniquement cutanée, le
pic est retardé de quelques heures. Il y a accumulation du métabolite au cours
de la semaine de travail. |
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Métrologie
Selon la fiche METROPOL de l’INRS n° 093 : par prélèvement
atmosphérique sur Amberlite XAD7 à 2 plages à un débit inférieur à 0,20 L/mn
(risque de migration aux débits supérieurs), pendant le temps d’exposition du
salarié ; filtrer au minimum 10 litres d’air. Analyse en chromatographie en phase gazeuse avec détecteur
thermoionique. Biométrologie L’évaluation de l’imprégnation est conseillée étant donné le
passage transcutané important. Selon BIOTOX : le dosage du métabolite N-méthylacétamide dans les
urines de fin d’exposition et fin de semaine (ou à la fin d’une période exposée d’au moins 2 jours)
est le reflet de l’exposition de la veille. En cas d’exposition cutanée
isolée, prélèver en fin de poste + 2-4h. Valeur guide INRS : inférieure à 30 mg/g de créatinine en
fin de poste et fin de semaine exposés (valeur qui n’a plus été mise à jour depuis 1997 alors que la VME a été abaissée de 10 à 2
ppm) Absence dans les urines de sujets non exposés. |
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Réglementation l CLASSIFICATION ET ETIQUETAGE
Indication de danger T Toxique
Phrases de risque R
20/21 Nocif par inhalation et contact avec la peau. R
61 : Reprotoxique
Catégorie 2.
Risque
pendant la grossesse d’effets néfastes pour l’enfant
à
des concentrations supérieures ou égales à 5%.
Il est important de noter qu’il s’agit là d’une exception à la
règle d’étiquetage des préparations comportant un agent R1 ou R2 :
d’habitude, une préparation en contenant est classée R1 ou R2 dès 0,5%. l VALEURS LIMITES REGLEMENTAIRES
En France : valeurs contraignantes fixées par le décret
2007-1539 du 26/10/2007. VME 7,2 mg/m3
2 ppm ; VLE 36 mg/m3 10 ppm conversion 1 ppm=3,56 mg/m3 ; 1
mg/ m3 =0,28 ppm l Le respect de la VME ne protège des effets reprotoxiques du DMAC. |
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Prévention l Le DMAC doit être manipulé sous hotte et,
à partir de 70°C, en vase clos avec ventilation, les équipements électriques
étant protégés contre les explosions. l Protection de la peau impérative vu
l’importance du risque par voie transcutanée mais de nombreux types de gants sont peu
ou pas efficaces. Attention, les performances des gants varient beaucoup suivant la
fabrication. Nitrile, néoprène et PVA sont dégradés par le DMAC ; le latex naturel est
traversé par perméation
en ¼ d’heure. Les gants de type BARRIER dits multicouches des établissements
ANSELL sont conseillés. l Lunettes de protection. l Si besoin, en complément, protections
respiratoires : cartouche K |
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Pour en savoir
plus - Site INRS www.inrs.fr
- Base de données Biotox - Site ECB
ecb.jrc.it
- Fichier reprotoxique DOCIS www.editions-docis.com
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