Le vieillissement de la population active et la part croissante qu’occupent les salariés âgés de plus de 50 ans dans les entreprises constituent, depuis plusieurs années, l’un des principaux sujets de préoccupation des Organisations patronales et des Syndicats de salariés.
Avec le soutien du COR (Conseil d’Orientation des Retraites), le CISME (Centre Interservices de Santé et de Médecine du travail en Entreprise) a réalisé en 2003 une vaste enquête sur les enjeux de santé au travail des salariés de plus de 50 ans.
Menée en collaboration avec des chercheurs du CREAPT (Centre de Recherches et d’Etudes sur l’Age et les Populations au Travail), elle a été effectuée par 700 médecins du travail, auprès de 11 200 salariés appartenant à toutes les catégories socioprofessionnelles.
Parmi ses principaux enseignements, il ressort que :
- les conditions dans lesquelles travaillent les salariés de plus de 50 ans, hommes ou femmes, ne leur permettent pas d’être à l’abri d’exigences de travail fortes ;
- l’état de santé des travailleurs âgés de 50 ans et plus porte les traces du travail antérieur ;
- il existe, en matière de santé, de fortes inégalités sociales ;
- plus de la moitié des salariés se plaignent de douleurs, qui sont source de gêne au travail pour un tiers d’entre eux ;
- le sens du travail est globalement positif pour les trois-quarts des salariés de plus de 50 ans mais, lorsque ce sens diminue, le risque de problèmes de santé s’élève.
Largement diffusée auprès des chefs d’entreprise pour nourrir leurs réflexions sur l’organisation du travail des salariés âgés de plus de 50 ans, cette étude se veut aussi un outil permettant aux Pouvoirs publics d’orienter leurs décisions en matière de prise en charge du vieillissement des salariés.
Elle positionne par ailleurs clairement le rôle du médecin du travail :
- repérer les causes professionnelles des problèmes de santé qu’il observe chez les salariés, pour éviter qu’ils se reproduisent dans les générations futures ;
- permettre aux salariés usés ou malades d’avoir des conditions de travail compatibles avec leur état de santé.
Cette
enquête montre que les données recueillies
par les médecins du travail, en alimentant
les connaissances dont disposent les Pouvoirs
publics, peuvent contribuer à orienter
leurs décisions dans des domaines clés
où l’information fait large-ment
défaut. |

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